COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DRH / FO
COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DRH / FO
7 octobre 2025
Un huis clos drôle malgré lui, sur l’art de faire de la communication une solution à la perte du pouvoir d’achat…
Une délégation FO a été reçue par la DRH à la suite d’un préavis de grève. L’entretien, en quatre actes bien distincts, a permis d’aborder les sujets suivants :
ACTE I
PRIMES : CIA (Complément indemnitaire annuel) & IFSE
FO dénonce :
- La baisse du taux directeur du CIA et de l’IFSE par rapport aux années précédentes. Il est primordial que le RIFSEEP soit appliqué de manière homogène, en cohérence avec l’évaluation réalisée par l’encadrant N+1.
- Le manque de transparence et d’information sur l’attribution des primes.
- FO dénonce les disparités créées depuis 2018 lors des changements de grade.
En effet, certains agents bénéficient d’une prime de 200 à 900 € selon les catégories, ce qui engendre des écarts d’IFSE pouvant atteindre jusqu’à 1 000 € entre un agent promu avant 2018 et un autre promu après cette date. Cette situation crée une injustice flagrante et pénalise les agents les plus anciens.
- Le plafonnement de l’IFSE qui bloque toute revalorisation, une situation inacceptable qui accentue les inégalités internes.
- L’absence d’entretiens annuels dans plusieurs directions (notamment à la DASCO), privant les agents d’un outil de reconnaissance, qui empêche tout échange sur les primes et prive les agents d’un outil essentiel de reconnaissance professionnelle
Pour la DRH :
- La baisse du taux directeur serait due à la diminution de l’inflation.
- A Paris, on garderait le privilège de perdre un peu moins (!) comparé à d’autres collectivités où le CIA/IFSE peuvent être réduits voire supprimés.
- Pour les agents plafonnés pour la IFSE, la DRH envisage de “booster le CIA” pour compenser partiellement.
- Elle affirme qu’il n’existe aucun lien automatique entre entretien professionnel et rémunération. Elle estime que le sentiment d’opacité dénoncé par FO n’est pas fondé, en précisant que 95 % des agents sont positionnés au taux directeur.
- Elle reconnaît la nécessité d’une meilleure communication sur l’attribution des primes et annonce la poursuite des travaux sur l’égalité femmes-hommes en matière de rémunération.
FO exige :
- Qu’un débat ait lieu en CST sur les modalités d’attribution du CIA et de l’IFSE, pour éviter des inégalités entre corps de métiers
- Que les agents soient informés du niveau de leur cotation et des critères retenus pour leur prime avant de le découvrir sur la paie de décembre.
- Le rétablissement de l’équité entre agents.
Acte II COMPLÉMENTAIRE SANTÉ
FO alerte :
- Le refus de la Ville d’augmenter sa participation à l’aide à la complémentaire santé est une erreur majeure et ne permet pas une bonne prévention des risques.
- Les contrats labellisés coûtent environ 30 % plus cher qu’un contrat classique, ce qui risque de laisser des agents sans couverture.
- La communication sur le sujet est tardive et confuse.
Pour la DRH :
- La mise en place du nouveau système est complexe : un logiciel spécifique ne sera prêt qu’en 2027.
- Les agents seront remboursés rétroactivement depuis janvier, même si leur attestation arrive plus tard.
- La DRH promet d’améliorer la communication et assure que l’enveloppe budgétaire sera plus importante ce qu’elle a été….
FO rappelle que plus de 5 000 agents ont perdu l’APS entre 2020 et 2024, générant plus d’un million d’euros d’économies pour la Ville !
Acte III
EFFECTIFS ET EXTERNALISATION
D’abord, la DRH ne voit pas de quoi on parle… mais la mémoire lui revient, partiellement, au fur et à mesure… FO dénonce :
- Une privatisation rampante du service public :
- Recours aux marchés privés pour l’entretien de l’espace public (DEVE, DPE) à travers “l’enveloppe souplesse” octroyée aux Mairies
- Manque de moyens sur la médecine préventive / statutaire et l’externalisation de ce service.
- Créneaux autonomes et privatisation d’équipements sportifs, dont la plus ancienne piscine de France au sein de la DJS.
- Le glissement des tâches, le sous-dimensionnement des équipes, et la dégradation des conditions de travail.
- Des effets directs sur la santé et le bien-être des agents.
Pour la DRH :
- Elle affirme qu’il n’y a pas de baisse d’effectifs : le taux de vacance serait passé de 9,7 % à 7,2 % entre 2022 et 2025.
- Elle annonce 6 créations de postes de coordinateurs à la DASCO — dérisoires face à l’ampleur des besoins.
Acte IV
SALAIRES ET CONDITIONS DE TRAVAIL
FO dénonce :
- Le gel du point d’indice pour la troisième année consécutive.
- La baisse de 10 % des indemnités en cas d’arrêt maladie ainsi qu’un jour de carence.
- La fin de la GIPA.
Autant de mesures qui permettent à la municipalité d’économiser en faisant payer le prix aux agents.
Résultat : une perte de pouvoir d’achat dramatique, un mépris croissant et une dégradation continue des conditions de travail.
FO appelle :
- À se mobiliser collectivement, échanger entre collègues, organiser des assemblées et réunions et créer un véritable rapport de force pour :
. L’AUGMENTATION DES SALAIRES
. LA REVALORISATION DES PRIMES
. L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL
. LE RECRUTEMENT D’AGENTS TITULAIRES POUR DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC

