Déclaration liminaire au CSE du 16 12 2024
Syndicat Force Ouvrière des Personnels de la Ville
Et Administrations Annexes de Paris
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COMITE SOCIAL D’ETABLISSEMENT
Réunion du 16 décembre 2024
DECLARATION LIMINAIRE
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, collègues,
Le gouvernement est tombé, la précarisation des services publics et des fonctionnaires perdure.
Le projet de budget 2025 est, certes, rejeté mais la Ville de Paris entend bien relayer la néfaste politique : moins 100 postes budgétaires à la DASCO, 60 postes à la petite enfance sont déjà en cours d’adoption…
Dans ce contexte, nous avons intérêt à maintenir la plus grande vigilance et à alimenter notre capacité à la combativité la plus solidaire.
Le 5 décembre, malgré la chute du gouvernement, les agents de la Ville de Paris se sont massivement mis en grève pour faire entendre leur rejet cette politique de destruction des services publics.
La majorité qui semble silencieuse, ne l’est pas autant que certains croient. La colère sous-jacente est réelle.
Sans « les premiers de cordée », rien ne tient. C’est par la grève, unis, tous ensemble, que nous obtiendrons satisfaction.
FO appelle les agents, syndiqués ou non, à se réunir au sein de leurs services et à s’organiser pour résister et défendre l’intérêt général conféré par leurs missions respectives.
Nos établissements sont précarisés et les agents en grande souffrance. Cela s’illustre par l’augmentation des postes vacants et des professionnels non formés. Les conditions et l’organisation du travail en pâtissent substantiellement au quotidien.
Quand aux locaux, au respect des normes réglementaires et de la sécurité, nous en avons établi les constats alarmants.
Cependant, les Directions se targuent de nous annoncer des budgets constants ou en légère augmentations. Nous ne sommes pas naïfs pour croire au miracle, alors que l’inflation galopante nous étouffe et les précarités sociales surchargent des services en péril.
Concernant cette instance, nous récusons, avec la plus grande fermeté, la tendance arbitraire et illégitime des représentants de l’Administration.
Dans la précipitation, sans concertation, les organisations syndicales sont enclines à subir des modifications unilatérales des dates des réunions des instances représentatives.
Par ailleurs, en contrevenant au décret n°2021-1570 du 3 décembre 2021 et au règlements du CSE des EPASE, les mêmes représentants de l’Administration refusent, par abus d’autorité, de transcrire à l’ordre du jour les points proposés par les organisations syndicales.
Après quelques tergiversations et rappel au règlement, nos points sont intégrés mais modifiés et amputés.
Votre légitimité n’est pas supérieure à la nôtre. C’est pourquoi, nous rappelons qu’il est attendu de Monsieur la Président de garantir le bon fonctionnement des instances et pas contribuer aux entraves qualifiées.