Le 1er mai 2026, défendons nos droits et notre mémoire collective !

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N’oublions jamais d’où nous venons.

Avant la structuration de nos luttes, le quotidien des travailleurs s’apparentait à une lente destruction : des journées éreintantes de 12 à 16 heures, des salaires indignes, des usines dangereuses, et l’exploitation systémique des enfants.

Si le 1er mai existe, ce n’est pas parce qu’un gouvernement nous l’a généreusement octroyé. Chaque droit dont nous bénéficions aujourd’hui est l’héritage de celles et ceux qui ont un jour refusé de plier.

Pour comprendre la gravité de ce qui se joue aujourd’hui, il faut se souvenir de ce qui s’est passé hier :

Mai 1886, à Chicago : Des centaines de milliers de travailleurs se mettent en grève pour exiger la journée de 8 heures. La répression policière est sanglante. Plusieurs militants syndicaux seront arrêtés, jugés lors d’un procès expéditif, et pendus. C’est en leur mémoire que le mouvement ouvrier international a fait du 1er mai une journée de revendication.

En France, le 1er mai porte l’histoire de nos combats :

  • 1er mai 1891, à Fourmies (dans le Nord de la France) : Des ouvriers manifestent pacifiquement pour réclamer cette même journée de 8 heures. L’État envoie l’armée, qui tire à balles réelles sur la foule. Le bilan est effroyable : 9 morts, dont des jeunes de moins de 20 ans et des enfants, et plus de 30 blessés.
  • 1937 : Dans le sillage du Front Populaire, le 1er mai devient une manifestation massive, symbole de fierté et de conquêtes sociales face au patronat.
  • Sous Vichy : Le régime de Pétain tente de voler cette date aux travailleurs. Il la rebaptise « Fête du Travail et de la Concorde sociale », tout en interdisant nos syndicats pour nous empêcher de nous défendre.
  • 1947 : C’est la victoire populaire. À la Libération, l’État fait officiellement du 1er mai un jour férié, chômé et payé. Le 1er mai redevient la journée internationale de lutte des travailleurs!

De la mémoire historique à la casse sociale : l’offensive du gouvernement

Aujourd’hui, le gouvernement mène une offensive brutale contre tous nos acquis et s’attaque à ce symbole avec la froideur d’un comptable. Il cherche à banaliser le 1er mai, à le vider de son sens et de ses garanties.

Le démantèlement a déjà commencé en silence dans la Fonction Publique. Depuis la Loi de finances pour 2023, le gouvernement a décidé d’aligner le 1er mai sur les autres jours fériés dans le secteur public. Les agents obligés de travailler – notamment dans les services publics essentiels – ont perdu le droit au doublement automatique de leur rémunération. Pour ces agents essentiels, le retour au régime classique est imposé : rémunération normale, majoration éventuelle ou simple repos compensateur.

Désormais, l’attaque s’étend au secteur privé. En s’en prenant au statut particulier du 1er mai, le gouvernement confirme sa logique : gommer nos acquis historiques pour imposer une vision où le travailleur n’est qu’une variable d’ajustement.

Ce gouvernement ne s’attaque pas seulement aux symboles, il détruit méthodiquement nos droits et nos vies.

  • Le vol de nos retraites : Une réforme injuste et brutale, passée en force.
  • La casse de nos statuts : Avec la loi de transformation de la fonction publique, le gouvernement détruit nos garanties collectives, précarise les agents et attaque l’indépendance de nos instances.
  • La double peine face à la maladie : Coupes inacceptables dans nos rémunérations en cas d’arrêt maladie, jours de carence… Tomber malade est devenu un risque financier !

Hier comme aujourd’hui, Force Ouvrière luttera contre toutes les réformes qui se font au mépris des agents !

Le 1er mai 2026, RDV à 9 h 30 au Mur des Fédérés au Père Lachaise, puis à 11 h 30 à la Place Gambetta pour un meeting suivi d’un apéritif communard.

Ensemble, résistons, défendons nos salaires, nos conditions de travail, nos droits et notre histoire !