Reconnaissance de la pénibilité du métier de jardinier

Notre organisation syndicale a été reçue le 27 janvier 2026, avec une délégation d’agents de la DEVE, afin de porter nos revendications.

Force est de constater que peu ou pas de réponses concrètes ont été apportées, en particulier sur notre revendication centrale : la reconnaissance de la pénibilité physique du métier des adjoints techniques jardiniers de la DEVE, dont les contraintes réelles demeurent aujourd’hui largement sous-estimées.

Une demande légitime des agents de la DEVE – ATEE / Jardiniers

Nous avons rappelé que les missions des agents ne se limitent pas à l’entretien des espaces verts. Elles impliquent des tâches physiquement éprouvantes, parmi lesquelles :

  • Le port de charges lourdes : sacs de terre, plants, outils, déchets verts pouvant atteindre 20 à 30 kg ;
  • Des postures contraignantes prolongées : travail accroupi, à genoux ou penché lors des plantations, du désherbage et de l’entretien ;
  • Des gestes répétitifs : taille, ratissage, bêchage, tonte ;
  • Une exposition prolongée aux vibrations liée à l’utilisation d’outils motorisés (tondeuses, taille-haies, souffleurs, débroussailleuses).

Ces efforts s’exercent en toutes saisons, dans des conditions climatiques souvent difficiles.

Des conséquences avérées sur la santé

Ces conditions de travail entraînent des pathologies chroniques, qui s’aggravent avec l’ancienneté :

  • Tendinites (poignets, coudes, épaules) ;
  • Lombalgies, hernies discales ;
  • Troubles articulaires (genoux, hanches) ;
  • Syndrome du canal carpien lié aux vibrations ;
  • Fatigue musculaire permanente.

Ces atteintes ne sont ni ponctuelles ni exceptionnelles : elles s’installent dans la durée et compromettent progressivement notre santé et nos capacités professionnelles.

Pour gagner sur nos revendications

L’expérience le montre : rien ne se gagne sans rapport de force.

C’est en discutant avec les collègues, en s’organisant collectivement et en se mobilisant que nous pourrons imposer la reconnaissance de la pénibilité de nos métiers.

Nos revendications :

  • Revalorisation de l’IFSE à hauteur de +400 € minimum
  • Augmentation de la sujétion pour réduire le temps de travail et limiter l’usure professionnelle

FO appelle l’ensemble des agents jardiniers et ATEE de la DEVE à se rapprocher du syndicat, à échanger et à se mobiliser.

Pour FO, seul l’unité fera avancer nos droits.