Déclaration FO au CST DFPE – 13 février 2026

Madame la Présidente, Monsieur le directeur,

Mesdames, Messieurs, Chers Collègues,

Le plan de formation 2026 de la DFPE qui est à l’ordre du jour de ce CST, affiche de beaux indicateurs : un budget en hausse, un volume d’actions conséquent, des intentions présentées comme ambitieuses. Sur le papier, cela peut sembler prometteur.

Mais la réalité du terrain, est tout autre. Qui remplacera les agent·es parti·es en formation ? Comment garantir un accès équitable lorsque les départs en formation restent soumis aux arbitrages hiérarchiques ?

Comment parler de montée en compétences quand les équipes sont déjà épuisées, en sous-effectif permanent, et croulent sous la charge de travail ?

Un plan de formation ne peut pas être un droit théorique.

Sans moyens humains, sans organisation adaptée, sans remplacements effectifs, il devient un droit inaccessible, voire une charge supplémentaire pour les collectifs de travail.

Former ne doit pas désorganiser. Former ne doit pas pénaliser. Former ne doit pas aggraver les conditions de travail.

Or aujourd’hui, faute d’anticipation et de moyens, le risque est clair : ce qui devrait être un progrès peut devenir une contrainte supplémentaire.

La réorganisation en cours illustre malheureusement la même logique. Derrière l’affichage « d’amélioration » et « d’optimisation » plus de polyvalence imposée, une intensification du travail, des responsabilités diluées, et une dégradation continue des conditions d’exercice, alors que l’effectif de l’école des métiers est réduit de 7 agents à 6 agents.

Nous le disons clairement : nous refusons que l’argument de la modernisation serve à faire des économies sur le dos des agent·es et de la qualité du service public.

Le service public de la petite enfance ne tient pas grâce aux tableaux Excel.

Il tient grâce aux professionnel·les. À leur engagement. À leur expertise. À leur sens du service.

Quant au guide de signalement Force Ouvrière demande obligatoirement la présence de représentant du personnel pendant le recueil d’information.

Et aujourd’hui, ces professionnel·les sont fatigué·es, inquièt·es et trop souvent insuffisamment soutenu·es.

Cette séance marque par ailleurs la fin de la mandature de ce Comité Social Territorial. Elle devrait être l’occasion d’un véritable bilan.

Force est pourtant de constater que, durant cette période, les attentes des représentant·es du personnel n’ont pas toujours trouvé des réponses à la hauteur des enjeux. Trop souvent, les consultations sont restées formelles, sans réelle prise en compte des avis, alertes ou propositions.

Or le dialogue social ne peut pas être une simple obligation réglementaire.

Il doit être un outil concret d’amélioration des organisations, des conditions de travail et du bien-être des agent·es.

Cette mandature s’achève dans un contexte particulièrement difficile : réorganisations successives, contraintes budgétaires accrues, fermetures de structures, suppressions d’effectifs, surcharge constante.

Malgré cela, les agent·es ont tenu. Ils et elles ont assuré la continuité du service public avec professionnalisme et dévouement.

Nous tenons à saluer cet engagement exemplaire.

À l’aube d’une nouvelle mandature, nous réaffirmons donc des exigences simples et essentielles :

· Un CST respecté dans ses prérogatives.

· Un dialogue social sincère et transparent.

· Une écoute réelle des représentant·es du personnel.

· Des moyens humains à la hauteur des missions.

· Et des décisions qui protègent réellement les agent·es.

Parce que sans agent·es respecté·es, il n’y a pas de service public de qualité.

Et parce que le service public ne vit que par celles et ceux qui le font vivre chaque jour.

Nous continuerons à porter cette exigence avec détermination.